AGPsy - Association Grenobloise de Psychanalyse

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Le développement de la crise sanitaire nous fait être très vigilants quant à la reprise de nos activités. Pour garantir le maximum de sécurité pour les participants à nos manifestations scientifiques, et pour respecter les conditions nécessaires à la prévention, celles-ci s’effectueront en distanciel.
- À partir de septembre 2021, et selon les conditions en vigueur, une reprise de nos activités en présentielle, sera envisagée.

- Il est donc fortement conseillé, avant chaque participation, de consulter les indications complémentaires dans chaque rubrique (conférences, séminaires et groupes d’échange clinique)

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Programme 2021-2022

L’Association Grenobloise de Psychanalyse (AGPSY), fondée au début des années 1980, regroupe des psychanalystes de la région grenobloise membres de la Société Psychanalytique de Paris et de l’Association Psychanalytique Internationale (API, fondé par Freud en 1910).

Thème des deux années à venir (2021-2022) :
- LA SÉPARATION

- La séparation s’inscrit dans une dialectique : à la construction des liens premiers dans l’aire de la continuité et de l’illusion, répond le processus qui conduit le sujet à s’éprouver individué, en relation avec un autre sujet, d’autres sujets, et avec soi-même dans la vie intérieure.
- Notre précédente réflexion autour de la construction du lien et son advenir clinique (2019-2021) nous a entraînés aux confins de la psyché à l’état naissant et aux manifestations cliniques qui sont les traces d’un langage d’avant les mots. Dans la nouvelle topique des liens, intersubjective, le sujet se représenterait d’abord des modes d’être avec… avant toute construction de la représentation de soi-sujet et de l’objet-autre-sujet. Les travaux récents sur le fonctionnement psychique précoce enrichissent considérablement la théorie psychanalytique et l’abord clinique de tous les patients. Une métapsychologie de la présence vient désormais se dialectiser avec la métapsychologie de l’absence, de la séparation. Quels sont les processus pour circuler de l’une à l’autre ? Le lien, contrairement à l’objet, est un continuum temporo-spatial bébé-monde dont le transfert de base pourrait être compris comme la première réplique dans tout travail thérapeutique. Si dans la métapsychologie de l’absence c’est la différenciation qui engage l’individuation, dans celle de la présence, la notion d’écart se substitue à celle de la différence. La perception des écarts entre chaque pulsation rythmique du lien (en fonction des multiples variations de l’état de l’objet-environnement) fait ressentir à chaque fois des tonalités particulières de ce lien qui se maintient dans une unité spatio-temporelle, condition d’un lien suffisamment sécure. L’écart serait le précurseur de la différence, dans le champ de la métapsychologie de la présence. Il prépare à la perception de la différence, de l’absence, et conduit vers l’individuation à venir. Quant à la métapsychologie de l’absence, elle suppose qu’une séparation ait eu lieu et qu’un symbole soit créé en lieu et place de l’objet antérieurement ou antiquement présent. Le symbole permet à l’absence d’être supportable, donc d’exister, d’affronter la perte, le manque, la solitude, de se situer dans la différence des sexes et des générations.
- Notre contemporanéité clinique nous indique que la séparation en elle-même peut fonctionner, non comme une source de générativité, mais comme un espace de traumatisme : avec ce passage de l’angoisse de séparation, propre aux états-limites, aux sujets borderline, à l’effet traumatique de séparations qui semblent de moins en moins psychiquement négociables par nos patients d’aujourd’hui. Dans de telles conditions cliniques, la séparation entraine trop souvent le clinicien vers la réalité événementielle, jusqu’à parfois lui faire perdre de vue la réalité psychique inconsciente, celle qui s’incarne dans l’interrelation patient-analyste et donc dans le transfert.
- Aussi, dans le travail de séance, la problématique de la séparation suppose de se garder des liaisons courtes, des interprétations de causalité directe qui collent des événements et des éprouvés symptomatiques sans que rien ne vienne en soutenir la réalité psychique et qui peuvent confiner à des « interprétations sauvages », sources renouvelées du traumatique. Pris dans les rets du transfert, l’effort que fournit le psychanalyste pour s’en dégager lui donne la mesure du travail que le sujet a besoin d’accomplir pour se décoller de la répétition. Le « tissu du transfert » (C.Chabert) laisse apparaître petit à petit, tout un réseau de fils associatifs dont le tissage progressif dessine des motifs inédits : le sujet se sent, se voit autre. La séparation symbolisante advient.
- L’ensemble de ces problématiques sera notre fil rouge au long des deux années à venir.
- Marie-Aimée Hays et André Ciavaldini

Invités
- Sidney COHEN : Présentation de son ouvrage : Suivre Pauline édition Fauves (4ème trimestre 2021)
- Bernard GOLSE : 22 janvier 2022
- Pierre CHARAZAC : 14 mai 2022
- Catherine CHABERT : 1er octobre 2022
- Alberto KONICHECKIS : 1er semestre 2023